Dérive à deux vitesses

De la même manière qu'un malade occidental recherchant une issue favorable, choisira le meilleur médecin ou chirurgien qui pourra le tirer d'affaire, la médecine traditionnelle devrait faire l'objet d'une même circonspection de la part des occidentaux qui y font appel.
Des plantes aussi puissantes que l'Iboga ou l'Ayahuesca ne doivent être manipulées et prescrites que par des personnes ayant une longue expérience et reconnues par leur pairs. Du moins c'est un moyen efficace pour éviter les mauvaises surprises.
L'effet de mode ou le tourisme spirituel ne devrait pas interférer avec de telles pratiques car cela dénature leur fonction première et peut ne rien apporter en termes de mieux être.
D'autre part il existe des méthodes plus douces comme le yoga, la méditation ou le Qi-gong qui -scientifiquement reconnus- permettent d'apprendre à se connaitre progressivement ou de préparer le terrain du corps énergétique à des expériences plus hard, telle que peut l'être la prise de psychotropes.
- En Allemagne, le qi gong est reconnu par au moins deux caisses fédérales d'assurance-maladie (AOK et BKK notamment), qui remboursent les séances lorsqu'elles sont prescrites par un médecin. En Suisse, certaines mutuelles remboursent aussi les frais de stage lorsque ceux-ci sont dispensés par des enseignants diplômés. « Dans ces pays, on considère sur la base d'études scientifiques que les personnes pratiquant le qi gong dépensent moins en frais médicaux » -
Plutôt que de parler de dérives sectaires il faudrait parler de dérives tout court lorsque cela se produit. Celles-ci sont facilement identifiables puisqu'elles se font en dehors des circuits traditionnels. Elles sont orchestrées par des personnes qui se sont improvisées "chamans" ou par des raveurs qui veulent tester de nouvelles sensations.
En revanche, la médecine traditionnelle existe vraiment et beaucoup de personnes y trouvent leur compte. Cela lui a valu des critiques diffamatoires venant de personnes qui ne la comprennent pas ou qui, lui reconnaissant un potentiel, choisissent de la discréditer au nom de leur lobby médical.
Ainsi sur certains sites comme psyvig, on peut lire des âneries disant qu'une diète de sucre et de sel peut provoquer la destruction physique, alors que l'on sait aujourd'hui pertinemment que ce sont des poisons qui à long terme engendrent des troubles iatrogènes.
A lire : "Une curieuse médecine"
Monsieur Jacques Trouslard ignore t-il que la diète occidentale à la façon du Dr Jean Seignalet ou du Dr Catherine Kousmine, sont plus sévères à observer, car prescrites sur le long terme?
Dans sa doléance contre le CSA, Gui Rouquet s'évertue à démolir l'Ayahuesca, à la manière d'un psychopathe dont la pensée se résume à dire: moi j'ai raison, les autres ont tort.

Ce monsieur n'a jamais pris d'Ayahuesca et parle de ce qu'il ne connaît pas, d'autre part la réalité de l'Ayahuesca n'est tout simplement pas descriptible dans le monde irrationnel et requiert des nuances dans le monde "objectif", dans la mesure où ce monde existerait.
Monsieur Gui Roquet et les Schtroumpfs se plaignent de ne pas avoir été sollicités avant comme après le tournage des Carnets de voyage d’Envoyé Spécial, un reportage intitulé «Voyages chamaniques» , mais en omettant de rajouter que personne n'a besoin de lui.
Monsieur Gui Roquet s'empresse de dire que le CSA lui a donné raison alors que le directeur général lui a dit le contraire: il ne me paraît pas acceptable d'affirmer que les responsables de l'émission ont péché notamment par…«complaisance»… et que l'émission «présente le défaut majeur de promouvoir» l’Ayahuasca.
Cherchez l'erreur.
Or la vérité n'est ni à gauche, ni à droite, elle est souvent au milieu.
Les personnes qui se sentent en parfaite adéquation avec ce type de thérapie doivent être respectées aux noms de leurs droits les plus fondamentaux.
Les raisons invoquées par Psyvig sur l'embrigadement psychologique ou l'assujettissement qui découlerait d'une prise d'Ayahuesca sont tout simplement pathétiques, une imposture, voire une information criminelle à l'égard d'une plante qui peut transformer des vies mais, comme il est nécessaire de le préciser, se manipule avec précaution et doit l'être par des personnes aguerries, dans un contexte strict.
Si la psy était si efficace, les gens auraient-il besoin d'aller au Pérou claquer leur économies pour une thérapie non remboursée par la sécu?
Les psys ont-ils un cerveau et se posent-ils les questions les plus ordinaires?
Utilisés par les psychiatres, certains médicaments ne sont-ils pas des drogues légales utilisant des molécules dont certains mécanismes peuvent s'apparenter à ceux des plantes psychotropes, mais dans une optique de rente industrielle et dont la dépendance peut s'avérer être une mainmise pseudo-thérapeutique?
Dans cette optique, la camisole chimique et le contrôle des individus n'est pas dans le camp des chamans mais bien dans celui des psys...!
A voir : Tranquillisants, l'overdose?

Psyvig adore casser une médecine exotique mais semble incapable de faire valoir la sienne, ce qui d'une part manque d'humilité et de l'autre, ne parle qu' au nom d'un état des supposées bonnes manières thérapeutiques, comme d'un corps central indéfini, sans limite de temps ni d'espace, ou pour le moins ne se souciant pas de faire sa propre critique anthropologique, ce qui revient à dire que le nombril du monde est la psy.
Faut-il rappeller que la psy est incapable de soigner les pédophiles et autres détraqués multirécidivistes, pervers invétérés, kidnappeurs, violeurs, et parfois meurtriers qu'elle décrit comme "incurables et inamendables" et que " seul l’enfermement définitif permettrait à la société de s’en protéger." ce qui incite les autorités à la création d'un « hôpital-prison » pour délinquants sexuels, où ils iraient après avoir purgé leur peine?
Cette surdité thérapeutique est indirectement responsable de crimes odieux.
Quant aux personnes moyennement déprimées, la psy arrivent souvent à les maintenir, rarement à les soigner.
Pire, le marché des gens non malade s'avère potentielement lucratif, comme quoi tous les coups sont permis:
A lire : La maladie de la médicalisation
Dans ces conditions, pourquoi ne pas traiter l'Ayahuesca de vilain petit canard.
Il faut être vicieux pour marteler à chaque paragraphe que l’Ayahuesca est une drogue addictive, car comme substance il n’y a rien de plus déroutant à avaler. La première expérience avec cette plante suffit à vous convaincre à tout jamais que la recherche de plaisir ne passera jamais par l’Ayahuesca. Au contraire il faut avoir la foi pour en reprendre une deuxième fois.
Quant à affirmer que « l’Ayahuesca est incompatible avec la religion catholique », c’est la touche inquisitoire sur le gâteau, qui dans le style étouffe chrétien est plutôt réussi.
Ce monsieur devra se renseigner sur la compatibilité d'une religion qu'il prétend connaître, c'est ici.

J'espère que tous les psys n'ont pas un niveau culturel aussi affligeant, car ce monde n'a pas fini de nous étonner.
Pour la compatibilité entre la psychanalyse et le chamanisme, c'est ici mais aussi ici.
La Schtroumphette