Prosaïque versus Prozac

 

La dépression est une gigantesque épidémie et un florissant marché pharmaceutique.
Il existe une maladie qui constitue la plus grosse épidémie de l'histoire de l'humanité. Plus d'une personne sur deux en est ou en sera affectée au cours de sa vie. Et si vous n'en êtes pas encore victime, vos chances de lui échapper sont minces. Le pire, c'est que les facteurs qui en sont responsables sont aussi la cause de presque toutes les maladies. Qu'il s'agisse de maladies cardio-vasculaires, d'arthrite, d'hypercholestérolémie, de fatigue chronique, de fibromyalgie, de lupus, d'allergies, d'hypersensibilité, de cystite, de prostatite, de cancer ou de symptômes non diagnostiqués, les causes de la dépression et de toutes ces maladies sont les mêmes.
 
 
L'anxiété et la dépression sont les deux troubles majeurs de l'humeur (disposition affective dominante). Ce sont deux fléaux de la civilisation moderne et de son niveau de stress très élevé qui nous affectent tous, d'une manière ou d'une autre, à divers degrés. Une récente étude statistique effectuée aux USA a établi que l'anxiété est le deuxième problème de santé mentale après l'alcoolisme et la toxicomanie. Elles sont plus ou moins indissociables et représentent les deux faces de la même maladie, comme les deux pôles d'un aimant.  
Le Dr Abram Hoffer, célèbre psychiatre canadien, classifie les cas d'anxiété et de dépression en deux catégories:
 
 1ère catégorie: les déprimés qui développent de l'anxiété secondaire à la suite de leur dépression,
 2e catégorie: les grands anxieux et tendus qui deviennent déprimés en réaction à leur anxiété.  
L'ampleur de l'épidémie est gigantesque. À titre d'exemple, le Prozac, qui fut lancé sur le marché en 1988, atteignait déjà en 1993 un chiffre d'affaires de 1,2 milliard $ (US) et dépasse même les 2 milliards $ (US) aujourd'hui. En 1994, il occupait le deuxième rang au palmarès de l'industrie pharmaceutique, après le Zantac, quant à son chiffre d'affaires.  
Le marché de la dépression est florissant, et son succès spectaculaire n'est que la pointe de l'iceberg puisque les études démontrent que plus de 66 % des cas de dépression ne sont même pas diagnostiqués! Il s'agit aujourd'hui de l'un des problèmes majeurs de santé publique aux États-Unis.  
Selon Dun et Bradstreet, le nombre des personnes traitées aux antidépresseurs a augmenté de      19 % entre 1993 et 1994, tandis que le National Institutes of Mental Health déclare que 17,4 millions de personnes aux États-Unis sont traitées pour une dépression...  
Où tout cela s'arrêtera-t-il?  
 
 
Des symptômes aux causes
L'anxiété est définie comme une sensation de malaise psychique caractérisé par la crainte d'un danger imminent, réel ou imaginaire, dont l'intensité varie de légère à extrême. Contrairement à la peur, qui est une réaction rationnelle face à un danger réel, la cause de l'anxiété est souvent obscure, irrationnelle ou irréaliste.  
Chez tout homme, il existe une dose d'anxiété, mais lorsqu'elle dépasse un certain seuil d'intensité, pouvant aller jusqu'à la crise de panique, ou lorsqu'elle persiste trop longtemps, elle devient pathologique et peut occasionner de nombreux symptômes, tels que :
 
- palpitations cardiaques,
- sentiment d'un danger imminent,
- difficulté à se concentrer,
- tensions et douleurs musculaires,
- diarrhée et mictions fréquentes,
- douleurs thoraciques,
- bouche sèche,
- transpiration excessive,
- anorexie ou boulimie,
- insomnie et difficulté à se relaxer,
- irritabilité,
- souffle court et hyperventilation,
- impuissance,
- phobies.  
La dépression quant à elle, se présente sous deux formes différentes désignées par les termes unipolaire et bipolaire, le déprimé unipolaire ne souffre que de dépression, tandis que le déprimé bipolaire, communément appelé maniaco-dépressif, souffre de manie seulement ou d'alternance de manie et de dépression. La dépression unipolaire est beaucoup plus fréquente.  
 
 
Dans le DSM-III, Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, l'American Psychiatric Association définit la dépression en fonction des huit critères suivants :
 
1- perte d'appétit avec gain de poids ou augmentation de l'appétit avec gain de poids,
2- insomnie ou hypersomnie,
3- excitation ou inhibition psychomotrice,
4- perte d'intérêt ou de plaisir pour les activités coutumières, ou diminution de la libido,
5- diminution de l'énergie et fatigue,
6- sentiments d'incapacité, d'inutilité et de culpabilité,
7- difficultés accrues à réfléchir et à se concentrer,
8- idées suicidaires.  
 
La présence de cinq de ces huit symptômes confirme le diagnostic de dépression, à la condition qu'ils persistent depuis plus d'un mois. Il faut également distinguer la dépression réactionnelle et la dépression saisonnière de la dépression proprement dite. La dépression réactionnelle est consécutive aux difficultés de la vie et, souvent, aucun traitement médical n'est requis. Tandis que la dépression saisonnière est due à la diminution de l'exposition à la lumière du jour pendant la saison hivernale.  
En plus des prédispositions génétiques héréditaires et du stress, les causes de l'anxiété et de la dépression sont nombreuses.  

1- Déficiences nutritionnelles
L'expérience clinique a démontré au Dr Abram Hoffer que la majorité des patients anxieux et déprimés souffrent de problèmes nutritionnels variés, allant des allergies aux dépendances nutritionnelles. Il a pu observer que les traitements nutritionnels et orthomoléculaires suffisaient dans un nombre étonnant de cas à faire disparaître les symptômes associés à l'anxiété et à la dépression.  
Presque chaque carence nutritionnelle peut induire les symptômes de la dépression
Des expériences ont démontré qu'il est possible de provoquer de l'anxiété et des crises de panique en administrant du lactate par voie de perfusion sanguine, on a également pu mettre en évidence que les personnes anxieuses et sujettes aux crises de panique ont un taux de lactate sanguin et de lactate-pyruvate anormalement élevé, c'est la principale différence biochimique que l'on a pu observer chez ces malades.  
Selon le Dr Melvin Werlach, il y a au moins sept facteurs nutritionnels responsables de cette augmentation du lactate sanguin:
 
- l'alcool, la caféine et le sucre,
-des carences en vitamines du complexe B (niacine, pyridoxine et thiamine)
-des carences en calcium et en magnésium,
-des allergies alimentaires.  
La simple élimination de l'alcool, du café, du sucre et des allergènes alimentaires permet souvent de faire disparaître complètement tous les symptômes de la dépression.  

2- Médicaments
La dépression est souvent un effet secondaire provoqué par l'usage de certains médicaments courants, tels que les contraceptifs, la cortisone, les bêta bloqueurs et les autres médicaments hypotenseurs ainsi que la consommation de caféine et de nicotine.  

3- Hypoglycémie
L'hypoglycémie a été clairement associée aux symptômes suivants:
 
- étourdissements, céphalées,
- vision embrouillée,
- réduction de l'acuité mentale,
- instabilité émotionnelle, confusion,
- comportement anormal.  
La prévalence de l'hypoglycémie, déterminée par le test de tolérance au glucose (Glucose Tolerance Test) est plus élevée chez les patients psychiatriques.  

4- Aspartame (Nutrasweet)
L'aspartame est largement utilisé comme substitut du sucre. Il est composé d'acide aspartique, de phénylalanine et de méthanol.  
Richard Wurtman a démontré que l'administration d'aspartame à des niveaux comparables à ceux de la consommation humaine pouvait affecter l'humeur et le comportement de manière importante
 
 
5- Facteurs hormonaux
Plusieurs hormones exercent une influence sur l'humeur, mais plus particulièrement les hormones thyroïdiennes et surrénaliennes. La dépression est souvent la première ou l'une des premières manifestations d'un hypofonctionnement thyroïdien, et la plus légère baisse du niveau d'hormones thyroïdiennes est susceptible de provoquer les symptômes de la dépression.  
Le dysfonctionnement des surrénales est également intimement lié à la dépression. L'augmentation de sécrétion de cortisol et une déficience en adrénaline sont des facteurs souvent associé à la dépression unipolaire et aux symptômes suivants : manie, nervosité, insomnie et schizophrénie. De plus, le cortisol réduit la conversion du tryptophane en sérotonine, un neurotransmetteur important pour la synthése de la mélatonine. Finalement, l'hyposurrénalisme peut aussi affecter l'humeur en contribuant à la depression.  
Catécholamines plasmatiques fractionnées (adrénaline dopamine noradrénaline) :  
 
L'adrénaline (épinephrine) est une succession chimique phénylananine-tyrosine-
dopa-dopamine noradrénaline (norépinéphrine).

6- Allergies
Quoique l'idée soit encore mal acceptée par la médecine officielle, les évidences cliniques supportées par quelques études en double aveugle indiquent que les allergies alimentaires et environnementales peuvent produire des désordres psychiques qualifiés d'allergies cérébrales.

7- Foyers infectieux
Des foyers infectieux au niveau des sinus, des dents ou de l'intestin peuvent être la source de troubles psycho-neuro-endocrinie
ns.
Par exemple, on trouve souvent dans l'intestin des colonies de Proteus ou de Candida albicans productrices d'endotoxines neurotropes capables de perturber l'humeur.  
La solution allopathique et ses dangers
Les études approfondies menées au cours des dernières années sur le mécanisme biochimique de l'humeur ont permis de démontrer que l'anxiété et la dépression ne sont pas que des problèmes psychologiques, mais qu'elles ont un fondement physiologique et biochimique. La théorie médicale qui fait actuellement consensus affirme que les désordres de l'humeur sont dus à un déséquilibre des neurotransmetteurs du cerveau. L'anxiété serait reliée à une double déficience en acide gamma- butyrique (GABA) la dépression quant à elle, serait reliée à un excès de norépinéphrine
 
 
Les benzodiazépines sont les principaux médicaments prescrits dans les cas d'anxiété et d'insomnie.  
La liste est longue, mais voici les principaux que l'on trouve sur le marché :
diazépam (Valium), chlordiazépoxide (Librium), parzépam (Centrax), clonazépam (Clonopin), témazépam (Restoril), clorazépate (Tranxène), triazolam (Halcion), lorazépam (Ativan), flurazépam (Dalmane), halazépam (Paxipam), oxaxépam (Sérax), alprazolam (Xantrax).  
La liste des effets secondaires possibles est tout aussi longue :
Accoutumance et problèmes de sevrage, troubles de la mémoire ou amnésie, sensation de malaise au réveil, étourdissements, perte de coordination, maux de tête, vision trouble, diarrhée ou nervosité, comportement anormal, dépression, irritabilité, somnolence, réactions allergiques, nausées, indigestion, léthargie, agressivité, hallucinations, idées suicidaires.

Les antidépresseurs pour leur part se divisent en cinq grandes catégories :
1- Inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS):
- fluoxétine (Prozac)
- paroxétine (Paxil)
- sertraline (Zoloft)
 
2- Tricycliques:
- imipramine (Janimine, Tofranil)
- amitriptyline (Elavil, Endep)
- nortriptyline (Pamelor, Aventyl)
- désipramine (Norpramin, Pertrofane)
- amoxapine (Asendin)
 
3- Tétracycliques:
- maprotiline (Ludiomil)
 
4- Inhibiteurs de la mono-amine-oxydase (IMAO):
- isocarboxadide (Marplan)
- prénelzine (Nardil)
- Tranycypromine (Parnate)
 
5- Autres:
- bupropion (Wellbutrin)
- trazadone (Desyrel)  

Les antidépresseurs occasionnent une multitude d'effets secondaires les IMAO sont ceux qui causent les problèmes les plus graves, mais tous sont susceptibles d'en causer. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à consulter le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques (CPS).  
 «Les antidépresseurs ont de nombreux effets néfastes. Premièrement, la plupart peuvent aggraver la dépression jusqu'à provoquer des idées suicidaires. Ils peuvent aussi causer un désordre appelé dyskinésie tardive, se traduisant par des tics et des spasmes brusques des muscles volontaires. Ils peuvent également donner lieu à de la démence tardive, qui s'apparente à la sénilité. Ces effets secondaires se produisent en raison de la déperdition de nutriments (comme les vitamines et les minéraux) qu'entraîne le métabolisme des antidépresseurs. Lorsque la déficience en nutriments atteint un certain niveau, les effets secondaires qui en découlent commencent à se faire sentir. Puisque ces nutriments sont essentiels au métabolisme et à la détoxication des médicaments, leurs sous-produits dérivés peuvent aussi causer des effets secondaires néfastes. Par exemple, au cours des essais cliniques avec le Prozac, 27 décès ont été rapportés, ce qui n'empêche pas la FDA (Food and Drug Administration)  d'homologuer ce médicament et d'en faire un des plus rapidement approuvés.  

En vertu de la loi d'accès à l'information, les groupes de consommateurs ont recueilli les faits. En date de septembre 1993, le Prozac était lié à plus de 1885 tentatives de suicide et de 1734 morts. De plus, il y a plus de 28 000 rapports de réactions indésirables ».  
«Un des effets secondaires des antidépresseurs est un problème appelé le syndrome de la sérotonine. Le patient se sent enivré ou étourdi. Il éprouve des spasmes musculaires saccadés involontaires. Il se sent agité et devient en sueur. Sa tension artérielle et son rythme cardiaque peuvent changer d'une manière dramatique. Il peut avoir des mouvements faciaux et oculaires incontrôlables, sa température peut changer radicalement, il peut faire de l'arythmie cardiaque, se mettre a trembler, à transpirer, se sentir devenir maniaque et fou, claquer des dents, souffrir d'insomnie, de maux de tête, de douleurs, de vasodilatation périphérique et même de convulsions, en plus d'une multitude d'autres symptômes.»  
Plus d'une centaine d'effets secondaires sont associés au Prozac: convulsions, hallucinations, coma, paralysie, surdité, infections et autres difficultés respiratoires, nausées, vomissements, perte de libido, anxiété, etc; les autres antidépresseurs présentent des inconvénients tout aussi inquiétants!  
 
Le pire reste peut-être encore à venir! Le Prozac n'a été testé que sur 32000 personnes et les essais cliniques n'ont duré que six semaines. Des études bien documentées font état des généreuses contributions versées par le fabricant aux membres du comité aviseur de la FDA Agence Américaine du médicament qui peuvent expliquer la vitesse à laquelle le processus d'homologation a été expédié.  
Résultats: 28000 cas de réactions secondaires indésirables, plus de 1700 morts et 83 tentatives de suicide chez des enfants et adolescents âgés entre 4 et 18 ans