Intra-diction

Les capacités de sevrage définitif aux stupéfiants de l’Iboga sont prouvées par des tests sur cobayes et des cures de désintoxication pratiquées sur l'homme, cependant, du point de vue du Bwiti ce type d’application détournée du rituel peut poser d’autres problèmes:
- La méthode se pratique à haute dose sur des corps souvent fragilisés par des années de consommation de stupéfiants.
- Une cure de désintoxication est souvent réalisée avec de l'Ibogaine, un extrait qui ne solicite pas l'expulsion par voie orale en cas de surdose.
- Le patient peut créer des interactions médicamenteuses s’il n’est pas étroitement surveillé.
- Le nganga dispose d’un antidote à l’Iboga en cas de problème, ce qui n’est pas forcément le cas dans les cures  de désintoxication organisées par les occidentaux.

En prise à l' addiction, vaut-il mieux mourir d’une overdose de Méthadone, de Subutex ou prendre le risque d’un  sevrage définitif à l’Iboga?
- Statistiquement parlant, il y a beaucoup moins de morts avec l’Iboga ou l’Ibogaïne, mais le risque zéro n’existe pas.

Il y a surtout : beaucoup moins de rentabilité économique avec l'Iboga et l'Ibogaine.

La preuve : pour montrer leurs compétences, les Etats membres le l'UE, ont mis au point des traitements de substitution avec ...de l'héroine...!

Voir le Bilan des politiques publiques en matière de substitution aux opiacés

 

addiction


L’étude DRAMES

L'études DRAMES (Décès en Relation avec l’Abus de Médicaments et de Substances) est conduite en collaboration avec les laboratoires d’analyses toxicologiques effectuant des dosages post mortem chez les toxicomanes à la demande des autorités judiciaires. 69 cas de décès ont été recueillis en 2005 (89 en 2004).
Les stupéfiants illicites, notamment l’héroïne et la cocaïne, sont retrouvés dans la majorité de ces décès. Les traitements de substitution de la dépendance aux opiacés sont également impliqués (20% des décès), même si le nombre de cas recueillis concernant ces produits s’infléchit nettement (prés de 40% en 2004).

L’OCRTIS (Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants) dépend du Ministère de l’Intérieur. Il comptabilise les décès par surdoses portés à la connaissance des services de police ou de gendarmerie, et non l’ensemble des décès par surdoses (normalement toutes les surdoses doivent être signalées, puisque le constat d’une mort jugée suspecte doit entraîner l’ouverture du procédure judiciaire, mais ce n’est pas le cas dans la pratique).

La part des surdoses d’origine inconnue est en hausse.
Le nombre de décès par surdoses constatés par la police est en baisse constante depuis 1995, après avoir atteint un maximum de 564 en 1994. On a dénombré 69 décès en 2004.

Cette année, l’héroïne est restée le produit le plus souvent à l’origine du décès (33 % des cas constatés), mais sa part diminue régulièrement (90 % en 1993 ou 1994), en faveur des décès suite à la consommation de médicaments, dont la méthadone et le Subutex® (21 décès en 2004 dont 10 de méthadone et 4 de Subutex, seuls ou associés à d’autres produits, sur les 17 décès dont le médicament a été identifié) et les cas de surdose à la cocaïne (15 cas en 2004 contre moins de 10 avant 2000).

Source : OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies)
Entretien paru dans le n° 31/32 du 17 octobre 2006 du Concours Médical

 


Le témoignage de Christina D.

 

Depuis 28 ans je me droguais à l'héroïne, l'alcool, le tabac. Je passe sur une vingtaine de cures, autant à l'hôpital que sauvages. Je prenais du Skenan® à des doses dépassant le gramme. Il y a 4 ans que je cherchai à trouver une plante du nom de Tabernanthe Iboga...

J'ai essayé de voir des psys qui ne m'ont été absolument d'aucune aide, ils ne connaissent rien à cette plante et ne voulaient pas faire d'essai clinique. J'ai donc dû partir au coeur du gabon où l' on m'a donné l'iboga... et suis rentré chez moi à Angers... J'ai absorbé cette plante à 1h00 le 10 octobre 2002.

Au bout de 36 heures, je revenais à moi (pas de syndrome de manque, peut-être 10%) et 12 heures après ces 36 heures, j'étais sur pieds. Je passe les visions paradisiaques, la joie, les amis décedés que j'ai eu la très grande chance de rencontrer! Voilà, j'ai arrêté de fumer, de boire, de me camer. Cela fait 6 jours, et pour l'instant je n'ai plus aucun symptôme de manque. J'éspère que ce témoignage en aidera d'autres à s'en sortir... 

 

Chrishna.D.

 

NEW YORK, SCHOOL OF MEDECINE

5-6 Novembre 1999

 

Une conférence sur l’Ibogaïne s’est tenue à New York du 05 au 06 Novembre 1999, à l’initiative de l’Université de New York School of Medecine.


INTRODUCTION


L’Ibogaïne est un alcaloïde que l’on obtient à de l’écorce de racine de l’arbuste africain dénommé Tabernanthe Iboga. C’est un agent médicinal et cérémonial dans l’Ouest de l’Afrique centrale, et a aussi été reconnu comme traitement efficace contre la consommation abusive de la drogue. Le National Institute on Drug Abuse (NIDA) a apporté un soutien actif à la recherche animale, et le US Food and Drug Administration (FDA) a approuvé la phase 1 des études  sur les êtres humains.
            Il y a une incitation financière moindre pour son développement de la part de l’industrie pharmaceutique parce que l’Ibogaïne est isolée d’une source botanique dans laquelle elle apparaît naturellement  ainsi sa formule chimique ne peut être brevetée. Ceci donne à la communauté scientifique sur secteur publique un rôle crucial dans la recherche sur l’Ibogaïne.
            Du point de vue pharmacologique, l’Ibogaïne est intéressante parce qu’il s’avère qu’elle ait un nouveau mécanisme d’action différent d’autres approches pharmacothérapeutiques existantes à la toxicomanie. L’objectif majeur de la conférence vise à établir une série de présentation et de discussion approfondies  sur les mécanismes d’action probables de l’Iboga, qui sont potentiellement importantes comme paradigme pour la compréhension de la neurologie, de la toxicomanie et le développement de nouveaux traitements. Plusieurs recherches sur le mécanismes d’action de l’Ibogaïne ont insisté sur la modulation de la transmission de la glutamine qui est un sujet d’intérêt d’actualité considérable et un accent pragmatique sur les NIDA et plusieurs instituts rattachés à l’Institut National de la Santé (NIH). La dépendance aux opiacés est l’indication pour laquelle les toxicomanes ont en majorité recherché le traitement de l’Ibogaïne et le ciblage d’une grande proportion de recherche publiée sur l’évidence d’efficacité chez les animaux. L’Ibogaïne n’est pas une thérapie de substitution telle que le méthadone. L’Ibogaïne est active dans une variété de différents récepteurs dans le cerveau. Ses effets peuvent comprendre des interactions complexes entre les systèmes neurotransmetteurs du deuxième signal du messager. Il y a une évidence de suggérer que le traitement à l’Ibogaïne pourrait résulter dans la « mise au point » ou la « normalisation » des neuro-adaptions relatives à la sensibilisation ou la tolérance.
Le défaut d’acceptation officielle de l’Ibogaïne mena à l’avènement d’un réseau de traitements distinctifs informels incorporels faisant intervenir des « guides de traitements laïcs ». Pendant ces dernières années, ce réseau a été intensivement actif, particulièrement en Europe. La scène actuelle de l’Ibogaïne implique l’utilisation d’un schéma 1 substance, et est un sujet approprié sur la recherche de l’usage des stupéfiants. Au moment où un nombre croissant de patients à un intérêt dirigé vers la « médicine alternative », une conscience selon laquelle les individus avaient choisi d’utiliser l’Ibogaïne, pourrait être utile et bénéfique en évaluant les populations cachées non disponibles actuellement à un traitement plus conventionnel. Dans une perspective sociale et ethnographique, la culture actuelle de l’Ibogaïne des Etats-Unis et de l’Europe semble avoir des parallèles plus intéressantes par rapport aux siècles passés en ce qui concerne le contexte sacramental de l’utilisation de l’Iboga.  

 

 

 

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